On donne notre première expiration à la naissance en poussant un cri et on rend notre dernier souffle quand il est l’heure de partir de ce monde !
Tout ce que l’on peut dire est que la respiration est un acte mécanique, tellement mécanique que l’on ne s’en rend pas compte, jusqu’au jour où nous manquons d’air !!
T’EST-IL DÉJÀ ARRIVÉ D’EXPLORER TON SOUFFLE ?
Moi, oui, depuis que j’ai suivi des cours de Yoga et c’est devenu aujourd’hui une pratique régulière.
Je le dis et le répète souvent : être à l’écoute de son corps est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire car, oui, le corps, dans toute sa complexité et sa singularité, a toujours un message à nous délivrer.
Explorer son souffle, c’est observer ce qui est en train de se passer lorsque tu inspires et que tu expires plusieurs fois en prenant bien entendu le temps. Il s’agit simplement d’observer le souffle sans jugement et sans a priori.
Et pour t’aider dans cette exploration, voici quelques questions que tu peux te poser :
~ Est-ce que la respiration par les narines est facile ? Y a-t-il des différences entre les deux narines ? Est-ce que tu respires par la bouche exclusivement ?
~ Est-ce que ton souffle part de l’abdomen ? Du diaphragme ? Est-ce qu’il monte jusqu’en haut du crâne ? Sens-tu des blocages, des tensions ? Où se situent ces points de tensions : diaphragme ? côtes ? épaules ? dos ?
~ et ensuite descends un peu ton regard et explore les hanches : Que se passe-t-il à ce niveau quand tu respires ? Tes hanches sont-elles souples ? Il y a-t-il des tensions, des blocages ? Et ressens-tu une douleur dans l’aine ?
Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Il s’agit simplement d’observer, de capter ce qui est en train de se passer dans ton corps lorsque tu respires.
LE THORAX : SON RÔLE DANS LA RESPIRATION ?
Dans notre dos, il y a 12 vertèbres thoraciques appelées aussi des vertèbres dorsales (elles se situent entre les cervicales et les lombaires). Et, sur le devant de notre corps, nous avons les côtes et le sternum. À l’intérieur de notre cage thoracique, on retrouve les poumons, le cœur, l’œsophage, et la trachée.
Lorsque tu inspires, la cage thoracique s’ouvre pour laisser la place au poumon de se remplir d’air, et lorsque nous expirons, la cage thoracique se referme pour permettre aux poumons de mieux se vider.
La colonne vertébrale thoracique est extrêmement importante dans notre respiration. Lorsqu’elle est peu sollicitée, les tissus et les articulations vont se raidir et impacter fortement les poumons et le diaphragme dont je vais te parler. Et tu peux malheureusement avoir des douleurs thoraciques lorsque tu vas respirer et te plaindre également d’avoir mal aux côtes.
Une colonne vertébrale thoracique en bonne santé est souple et mobile. Elle te permet une respiration profonde, longue et fluide. Et comme notre système respiratoire est lié à notre système nerveux, elle permet la relaxation, le bien-être, l’harmonie et la santé du corps dans son ensemble.
Et tu l’auras bien compris : il est important de renforcer le haut du corps. Comment ? En pratiquant des exercices réguliers qui vont te permettre d’ouvrir la cage, de mobiliser non seulement les muscles mais aussi les articulations. Et toujours en douceur et dans le respect de ce que le corps est capable de faire aujourd’hui.
POURQUOI L’ABDOMEN DOIT-IL ÊTRE SOUPLE ET MOBILE ?
Situé entre la cage thoracique et le bassin, l’abdomen contient nos viscères qui jouent un rôle important dans la respiration. À chaque inspiration, l’abdomen se relaxe, les viscères partent vers l’avant et ainsi laisse la place au poumon pour se remplir d’air. Et à chaque expiration, l’abdomen va être comme aspiré vers la colonne vertébrale, repousse les viscères vers le haut : les poumons se vident d’air.
Et ce mouvement de va-et-vient de l’abdomen est obtenu grâce à un muscle abdominal très profond : le transverse qui fait tout le tour de notre abdomen, comme une ceinture.
Tu peux malheureusement manquer de souplesse au niveau de l’abdomen. Un abdomen relâché est un abdomen qui ne jouera pas son rôle dans la respiration.
ET LE DIAPHRAGME DANS TOUT CELA ?
Il ne faut surtout pas oublier et négliger le rôle du diaphragme dans ta respiration. Imagine le diaphragme comme un parapluie, toujours ouvert sur lequel les poumons reposent.
Lorsque tu inspires, il s’ouvre encore un peu plus pour s’aplatir et entraîne alors les poumons avec lui. Les côtes s’écartent, montent, les poumons se remplissent d’air.
Lorsque tu expires, les côtes redescendent, le diaphragme reprend sa forme initiale et repousse les poumons, qui vont alors se vider de l’air qu’ils contenaient jusqu’à maintenant.
Tu peux malheureusement souffrir d’un diaphragme bloqué, tendu : la douleur est extrêmement aiguë et est liée au fait que le diaphragme manque de souplesse et de mobilité. Prendre le temps de respirer, d’inspirer et d’expirer profondément est une aide essentielle pour remobiliser le diaphragme.
POURQUOI ROULER LES ÉPAULES EN ARRIÈRE A LA FIN DE L’INSPIRATION ?
Nous y pensons rarement, mais les épaules jouent également un rôle dans notre respiration. Les épaules permettent de donner beaucoup plus d’amplitude à notre souffle. Comment faire ? Il s’agit alors de rouler les épaules en arrière, loin des oreilles et de ramener les omoplates vers le milieu du dos, donc vers le bas et vers l’arrière. Attention ⚠️ cependant à ne pas creuser le dos. Il s’agit simplement d’activer les muscles du dos et des arrières-épaules et surtout de ne pas contracter les muscles. si il y a contraction, il y a alors tension et douleur.
Et tu peux donc pratiquer ce simple exercice :
Inspire par le nez, laisse monter le souffle vers le haut, et, à la fin de l’inspiration, roule les épaules en arrière, loin des oreilles, sans creuser le dos. Et observe ce qui vient de se passer dans ton corps : est-ce que le souffle est monté ou y a-t-il un blocage, une tension ?
ET NOUS NE POUVONS PAS PARLER DE RESPIRATION SANS PARLER DU PSOAS !!
Le PSOAS est ce muscle fléchisseur situé dans l’abdomen de chaque côté de notre colonne vertébrale. Il relie la colonne lombaire, donc le bas du dos, au fémur. C’est le seul muscle qui relie le haut et le bas du corps. On l’appelle fléchisseur de hanches car c’est grâce à lui que tu peux te pencher, faire des montées de genoux, des fentes, etc..
Le psoas est la continuité directe du diaphragme : si le psoas est contracté, douloureux, il va donc créer des tensions sur le haut du corps et impacter la respiration.
Et cela fonctionne également dans l’autre sens : si tu es quelqu’un d’angoissé, apeuré, stressé, la respiration est alors beaucoup plus courte et elle impacte la posture de ton corps. Remarque, comme tout à coup, tu es courbé, incliné vers l’avant lorsque les émotions te submergent. Et remarque aussi comme ta posture est bien droite lorsque tu es confiant et en sécurité.
Il faut aussi que tu saches qu’une posture assise prolongée, un stress chronique, c’est-à-dire qui s’est installé dans le temps, un trop grand nombre de flexions au cours d’une activité sportive, une mauvaise alimentation avec une consommation excessive de produits raffinés, donc industrialisés peuvent générer des douleurs au PSOAS.
YOGA ET LA RESPIRATION COMPLÈTE
Chaque partie de notre corps a un rôle à jouer dans la respiration. Lorsque l’on est sur la voie de YOGA, on cherche toujours à voir une respiration complète.
Cela passe donc par un abdomen relaxé, et non pas relâché, un diaphragme actif et mobile, des poumons qui se remplissent d’air entièrement.
Si la respiration est difficile, c’est la partie basse des poumons qui va en pâtir. Et comme n’importe quel muscle, pour être efficaces, nos poumons doivent être travaillés régulièrement.
Donc, respirer en descendant le diaphragme aussi bas que tu peux va ralentir le souffle. Cela aura des effets bénéfiques sur ton corps et sur ton mental : relaxation, bien-être, meilleures attention et concentration, amélioration des fonctions cognitives, et surtout diminution de l’hormone du stress : le cortisol.
Et n’oublie pas d’avoir une respiration profonde, longue et fluide.
Ton corps te dira MERCI.


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