Bien trop souvent, j’entends des professeurs de YOGA parler des PRANAYAMA comme des exercices de respiration !!! Cette confusion ancre malheureusement dans l’esprit des apprenants une très mauvaise pratique !!
POUR MIEUX COMPRENDRE
UN EXEMPLE SIMPLE : croise les bras et place tes mains sous les aisselles, le pouce en contact avec le petit pectoral. Lors de l’inspiration et de l’expiration, tu observes le mouvement de la cage thoracique et des côtes hautes. Voici un excellent EXERCICE DE RESPIRATION qui te permet de mieux comprendre ce qui se passe dans le haut de ton corps et de travailler sur l’ouverture de la cage thoracique, indispensable pour améliorer la qualité du souffle.
OUI, le PRANAYAMA utilise le souffle MAIS sa finalité n’est pas de travailler la mobilité de la cage thoracique ni la souplesse du diaphragme.
QUATRE ÉTAPES INDISPENSABLES
LE PRANAYAMA se définit comme l’importance de prendre en compte la PAUSE entre l’inspiration et l’expiration puis entre l’expiration et l’inspiration.
Nous allons donc utiliser notre corps physique et le souffle pour pratiquer les PRANAYAMA ; cette pratique apportera énormément de bienfaits tout d’abord au corps physique et aussi au corps énergétique et à notre mental.
4 étapes sont nécessaires pour pratiquer les PRANAYAMA en y ajoutant les BANDHAS (les verrous énergétiques) :
1- PURAKA : terme en sanskrit qui signifie PLÉNITUDE, CONTENTEMENT. C’est l’inspiration qui doit être pleine et confortable, c’est-à-dire qu’elle engage la totalité de la cage thoracique, la totalité des poumons, le diaphragme. Si l’inspiration est inconfortable, si elle amène une tension, un blocage, si elle est incomplète, ce n’est pas PURAKA, donc ce n’est pas un PRANAYAMA.
2- KUMBAKHA : terme en sanskrit qui signifie le POT. C’est le fait de retenir dans un POT le souffle et PRANA, l’énergie grâce à un BANDHA (verrou au niveau de la gorge).
Il n’y a ni INSPIRE, ni EXPIRE.
Retenir ainsi le souffle n’est pas quelque chose de naturel au départ mais avec une pratique régulière, KUMBAKHA est facilité.
3- RECAKA : terme en sanskrit qui signifie se purger, se vider. Il s’agit donc de vider totalement l’air contenu dans ses poumons et dans le reste du corps : c’est envoyer le SOUFFLE vers le monde extérieur grâce aux deux narines et envoyer PRANA, l’énergie, vers les autres corps.
RECAKA, contrairement à PURAKA, n’est pas confortable car il demande à forcer sur le diaphragme pour expulser l’air tout en s’aidant d’un BANDHA spécifique (verrou énergétique) au niveau de l’abdomen.
RECAKA est l’étape la plus importante : se vider pour apaiser le mental en envoyant nos 5 sens vers l’intérieur et non plus vers l’extérieur.
C’est un vrai moment de LÂCHER-PRISE qui peut occasionner un sentiment d’euphorie qui va persister dans le temps.
4- SHUNYAKA : terme en sanskrit qui signifie état du néant. Il n’y a ni inspire, ni expire. C’est une phase importante pour le corps énergétique qui finalise le moment de LÂCHER-PRISE.
Et ainsi de suite … Plus RECAKA est complète, moins il y a d’air et d’énergie viciés qui restent dans le corps et PURAKA démarrera avec un nouvel air…
CONSEILS
La pratique des PRANAYAMA n’est pas préconisée pour une personne qui pratique de façon occasionnelle, à savoir une fois par semaine, par exemple. Elle requiert une mobilité de toute la cage thoracique, des poumons, du diaphragme, travail qui n’est pas réalisé lors de l’apprentissage des PRANAYAMA. Il est donc souhaitable de rester sur une pratique d’exercices de respiration dans un premier temps. Lorsque la pratique sera régulière et ancrée dans le quotidien, alors aller plus loin dans la pratique pourra être envisagée.
J’espère que ce nouvel article t’aidera dans ta compréhension des outils de YOGA, dont les PRANAYAMA font partie.
Et n’oublie pas : commenter c’est partager ton expérience 🙏


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