Le 08 mars, nous célébrons la Journée internationale des femmes dans le monde entier. Les Nations Unies ont officialisé la journée du 8 mars en 1977. Toutefois, cette journée puise ses origines dans l’histoire des luttes ouvrières et des manifestations de femmes au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe.

AU XXe SIÈCLE, QUE S’EST-IL PASSÉ EN FRANCE ?


Au début du XXe siècle, la loi considère encore les femmes comme des enfants : donc des êtres humains n’ayant aucun droit. il faudra attendre 1944 pour que les femmes soient autorisées à voter et à être élues.

Le féminisme est né dans les années 60 (donc il n’y a pas si longtemps) pour que les femmes soient reconnues comme ayant autant de droits que les hommes.

Le 13 juillet 1965, les femmes peuvent enfin travailler librement : la loi ayant modifié le régime légal du mariage, les femmes peuvent gérer leurs biens, ouvrir un compte bancaire et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

Le 28 décembre 1967, la contraception est légalisée, mais n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale et sa publicité est interdite. Les décrets d’application tardent à venir et cette loi sera enfin appliquée  à partir de 1969.

Le 04 juin 1970, les femmes obtiennent le partage de l’autorité parentale. La loi relative à l’autorité parentale conjointe modifie le code civil et substitue l’autorité parentale conjointe à la « puissance paternelle » (les deux époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille).

Le 17 janvier 1975, la loi autorise l’interruption volontaire de grossesse : portée par la Ministre de la Santé, Simone VEIL, cette loi est votée pour 5 ans d’application et sera reconduite en 1979, pour devenir définitive.

Le 11 juillet 1975, le divorce par consentement mutuel est autorisé. le divorce par consentement mutuel n’était plus possible depuis 1816. Seul le divorce pour faute était autorisé. Cette nouvelle loi permet donc aux époux de divorcer dans un cadre amiable.

En 2000, c’est la loi sur la parité. Il doit y avoir autant de femmes que d’hommes dans les lieux où l’on prend des décisions pour le pays. Aujourd’hui, la parité n’est toujours pas respectée, et tes injustices persistent encore. En effet, les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, même quand elles font le même travail.

AU XXIe SIÈCLE, UNE MONTÉE EN PUISSANCE

Sous l’effet des actions des associations et des organisations en faveur de la protection des femmes, on assiste au XXIe siècle à une présence plus soutenue du cadre législatif, visant à protéger les femmes, dans leur couple, dans le cadre de leur travail ou dans la rue, à prévenir et sanctionner toutes formes de violence.

Il y a donc un cadre législatif qui devient de plus en plus répressif à l’égard du comportement des hommes, d’autant que la parole des femmes se libère à partir de 2017 sous l’effet du #metoo et #balancetonporc.


C’est vrai, et c’est indéniable, que de plus en plus de femmes dénoncent des comportements totalement inadmissibles et anormaux que ce soit dans un cadre personnel et/ou professionnel. Mais parfois, cette libération de la parole, même si elle peut être bénéfique pour la victime, arrive trop tard selon la loi qui fixe un délai de prescription et qui laisse à l’auteur des faits l’opportunité de ne plus être poursuivi.

2024-2026 : 3 LOIS IMPORTANTES

4 mars 2024 : inscription de l’IVG dans la Constitution. la France devient ainsi le premier pays au monde à protéger le droit à l’avortement, dans son acte fondamental.

6 novembre 2025 : intégration juridique de la notion de consentement. La France rejoint plusieurs pays européens en inscrivant le consentement dans la définition pénale du viol et des agressions sexuelles.

28 janvier 2026 : vote de la fin du devoir conjugal. Les députés votent à l’unanimité une proposition de loi visant à modifier le code civil afin de mettre fin au devoir conjugal.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME : QUEL THÈME EN 2026 ?


Chaque année, un thème précis est fixé par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et donne lieu à de nombreux débats et actions. Le thème retenu pour l’édition 2026 s’intitule « Droit. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles »

Il s’agit d’un appel à l’action pour « démanteler les obstacles structurels à une justice équitable, comme les lois discriminatoires, les protections juridiques insuffisantes et les pratiques et normes sociales néfastes qui érodent les droits des femmes et des filles ».

Un bien vaste programme qui démontre l’ampleur du travail qui doit encore être accompli, ici en FRANCE mais aussi dans le monde entier.

Et je terminerai par les propos de Simone de Beauvoir, qui sont universels et intemporels :

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »


Peut-être te poses-tu la question suivante : mais quel est le lien entre la Journée des droits des femmes et Yoga ?
Mon professeur de Yoga, PANKAJ SAINI, nous répétait souvent : « si chacun d’entre nous sur cette Terre connaissait 10 % de Yoga, le monde tournerait plus rond : un monde plus humain, plus respectueux des un.es et des autres.» Et pour étudier et pratiquer Yoga, je peux dire que ses propos sont plein de sens et de pertinence.

Encore une fois, Yoga n’est pas LA solution mais une piste possible à explorer, à condition que cela résonne avec toi. Donc, tu n’es obligé.e de rien et d’ailleurs la philosophie de Yoga n’impose jamais rien.

Et n’oublie pas : commenter, c’est partager ton expérience 🙏


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