Lorqu’on est débutant.e, ou un.e pratiquant.e confirmé.e, il arrive parfois que l’on se blesse, non pas que la pratique des postures soit violente (il est important de le préciser ici, afin d’éviter tout malentendu).

MAIS QUELLES SONT LES RAISONS DE CES BLESSURES ?

~ ne pas conscientiser ce qui est en train de se passer en ce moment est, selon moi, l’une des erreurs les plus fréquentes. La pratique des postures requiert de l’attention en permanence : à chaque fois que le corps bouge, la conscience de l’instant présent est là.

~ une mauvaise préparation avant d’entrer dans la pratique : se précipiter sur le tapis ne permet pas de bien préparer le corps et l’esprit à la pratique. Avoir la tête ailleurs (dans les problèmes de la vie quotidienne) ne permet pas de poser le corps. Entrer dans une séance demande donc aussi de la discipline : il s’agit de se dire « là, je vais pratiquer. Rien n’est plus important que ce qui va se passer sur le tapis, au niveau de mon corps et de mon mental ». D’où l’importance aussi de poser une intention claire avant d’entrer dans la séance.

~ oublier les échauffements est une grossière erreur, que la pratique soit solo, à la maison, ou avec un professeur. On ne doit jamais faire l’impasse sur les échauffements qui, comme leur nom l’indique, permettent au corps de bouger tout en profondeur et en longueur, en mobilisant chaque partie du corps, en étirant et assouplissant. Véritablement, les échauffements sont la clé d’une pratique des postures en toute sécurité.

~ vouloir absolument pratiquer une posture en forçant sur les articulations et les muscles : si le corps ne veut pas c’est qu’il ne peut pas le faire (c’est souvent lié à une ancienne blessure, à un manque de souplesse ou de mobilité). Donc, il est alors nécessaire de choisir une variation de cette posture, une variation qui va permettre au corps de s’installer confortablement dans la posture, sans tension et sans blocage. Mais attention, il est inutile de choisir 3 voire 4 variations de la posture en question : si le corps ne peut pas, il faut alors changer de posture et y revenir dans quelques temps.

~ ignorer le moment de la journée : une pratique matinale n’a rien à voir avec une pratique en fin de journée. La première apportera vitalité et énergie alors que la seconde calme et sérénité. De même, il conviendra de veiller à la température qui joue énormément dans le caractère sécuritaire de la pratique. Une température élevée, une atmosphère trop chaude qui va faire transpirer ne sont pas du tout propices à une pratique de Yoga : non seulement la haute température nous empêche de nous concentrer mais elle vient surchauffer muscles et articulations inutilement ce qui ne permet pas de sentir et ressentir toute le subtilité du mouvement du corps.

DES CHANGEMENTS À APPORTER

Il n’est jamais trop tard pour apporter des changements dans sa pratique : l’important est d’avoir et de garder sur soi un regard bienveillant. C’est aussi le signe qu’il y a en soi cette envie d’explorer la pratique, que ce soit les postures, les PRANAYAMA ou la méditation. Car la clé est d’avancer et surtout de PROGRESSER, à son rythme, même si cela prend des années !!

J’espère que ce nouvel article t’aidera dans ta pratique.

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